Les Apprentis Collectionneurs 2019

Apprentis collectionneurs 2019Initiée en 2017, l'opération « Les Apprentis Collectionneurs » est un programme pédagogique du Nouveau Musée National de Monaco recevant le soutien de la SOGEDA et ayant pour objectif de familiariser les adolescents à l’art contemporain ainsi qu’aux différentes missions d’un musée d’art. Pour sa troisième édition et pour la première année, le projet a associé les élèves de Terminales, option Art du Lycée François d’Assise-Nicolas Barré à ceux du Lycée Albert 1er. Ces élèves ont suivi tout au long de l’année une série de rencontres, visites, ateliers et échanges avec des professionnels de l’art contemporain.



La 4ème édition du salon d’art contemporain «artmonte-carlo», offrant aux élèves un panel international de la création et du marché de l’art, fut l’occasion pour eux de sélectionner des œuvres pertinentes au regard des collections du Musée. « Les Apprentis Collectionneurs » ont ainsi proposé le 16 mai dernier à la Villa Sauber des œuvres de plusieurs artistes à un comité d’acquisition spécialement composé pour l’occasion de Marie-Claude Beaud, Directrice du NMNM, Cécile Mouly, responsable des activités périscolaires - représentant Isabelle Bonnal, Directeur de l’Éducation Nationale de la Jeunesse et des Sports -, Françoise Gamerdinger, Directeur adjoint de la Direction des Affaires culturelles et Secrétaire générale de la SOGEDA , Daniel Soutif, critique d’art, et Oriol Villanova, artiste en résidence au NMNM. Ce sont trois dessins de Mika Rottenberg qui ont été retenus par le jury cette année, et qui vont donc intégrer les collections du NMNM.

Chez Mika Rottenberg (Buenos Aires, Argentine, 1976 ; vit et travaille à New York, Etats-Unis), le corps tout entier sert d’instrument de dessin. Il crée des éléments graphiques expressifs et des effets de matière qui fixent et chahutent en même temps les scènes microscomiques. Les dessins, expressifs et néanmoins méthodiques, partent d’un vocabulaire de signes picturaux que l’artiste ne cesse de retravailler. Ces symboles vibrionnants se jouent de la lisibilité et, telles des abeilles ouvrières, s’organisent en structures qui évoquent des usines ou les machines infernales de Rube Goldberg. Par un phénomène quasi biologique, le dessin s’épaissit jusqu’à la plénitude, comme s’il s’ingurgitait et se régurgitait lui-même à chacune de ses variantes. Les giclées de couleurs acides et les motifs touffus sont contrebalancés par de vastes surfaces blanches et des zones opaques qui ressemblent à des flaques ou à des trous. Le maniement brut du crayon, du papier et de la peinture réunit le corps de l’artiste et l’acte de dessiner dans une dynamique à la fois esthétique et personnelle. Mika Rottenberg explore indirectement les thèmes du corps, du travail et des systèmes de production, dans des œuvres qui font écho aux scénographies primitives et pourtant fabuleuses des vidéos qui l’ont rendue célèbre, tout en restant précisément ancrées dans l’art du dessin et ses possibilités.

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